Amis.es fidèles lecteurs.trices, ceci est mon dernier post de mon blog Chéri-Chéri. Oui, j'essaie l'écriture inclusive comme un défi ou une lubie… Histoire de m'amuser un peu et de faire travailler mes méninges. C'est coton ce truc-là, allons-y !
Amis.es, disais-je, les autres, passez votre route car il y a sur terre mieux à faire que d'écouter la complainte ou le chant cela dépend des instants, d'un.e cancéreu.se d'une lucidité désarmante ; mes amis.es, Chéri-Chéri mon partenaire pugnace et impitoyable et moi même nous allons effectuer notre dernier round sur le ring de cette vie si belle et passionnante. L'affiche est belle et le combat promet d'être féroce et haletant...
L'été va être chaud, le spectacle va commencer et j'ai revêtu ma combinaison de super héro.ine de ma vie.
Incorrigible, ma foi est inébranlable.
Je vous épargnerai les tenants et aboutissants, comme on dit, médicaux. Cela fait fuir le.la chaland.e ces affres-là qui dégagent des ondes de peur, on ne peut plus toxiques…
Ce matin, j'ai vu ma fleuriste et voisine d'enfance. Elle était si belle dans sa robe forcément fleurie et estivale. Son sourire empli d'une empathie simple et sincère a justement rempli ma matinée de joie et de lumière.
Alors, ami.es, ne faîtes pas, s'il vous plaît, de commentaires. Les "courage ma belle", "tiens bon, on est de tout de cœurs avec toi" et j'en passe, sont de bonnes intentions, je le sais bien. Mais, je préfère de loin que dans votre coin et de votre cœur surpuissant, vous m'envoyez des vibrations d'amour et de joie. J'y suis hautement sensible, sans dec ! Merci d'avance de vos pensées bienveillantes, les ami.es.
Alors l'écriture inclusive? Bon, je ne me suis pas foulée, c'est vrai. C'est vite saoûlant. Et en y regardant de plus près, cela ne change rien, à part de se compliquer l'existence car le masculin s'écrit toujours en premier… On essayerait peut-être le neutre, on serait plus avancé.es...
Mon cancer Chéri-Chéri
dimanche 8 juillet 2018
mercredi 30 mai 2018
C'était mon cancer Chéri-Chéri...
C'est la première fois en plus de deux ans qu'il n'y a pas que mon Chéri-Chéri qui compte ! Il y a bien les injections tous les quinze jours et un scanner qui se profile mais allons savoir pourquoi, pour la première fois je me sens "normale". Ma vie n'est plus en sursis désormais mais elle est là pleine et entière tout comme cette lune qui me susurre quelques vérités bien senties.
Méthode Couet m'annoncent les septiques sûrs de leur fait. Je rétorque : Ce n'est pas mon mental qui parle mais mon cœur irrigué de confiance…
Peu importe demain. J'ai déjà gagné mon combat. Accepter et recevoir les merveilleuses leçons de la vie. Certes les leçons étaient douloureuses, difficiles à apprendre mais ô combien nécessaires...
"C'était mon Chéri-Chéri" est un récit, une fable, une mise à nu, une thérapie… peu importe désormais…
Voici le tout début d'une nouvelle aventure et merci à tous ceux qui m'ont accompagnée sur ma route sinueuse et escarpée. Mes petits cailloux colorés qui m'ont montré le chemin pour ne pas que je m'égare…

Méthode Couet m'annoncent les septiques sûrs de leur fait. Je rétorque : Ce n'est pas mon mental qui parle mais mon cœur irrigué de confiance…
Peu importe demain. J'ai déjà gagné mon combat. Accepter et recevoir les merveilleuses leçons de la vie. Certes les leçons étaient douloureuses, difficiles à apprendre mais ô combien nécessaires...
"C'était mon Chéri-Chéri" est un récit, une fable, une mise à nu, une thérapie… peu importe désormais…
Voici le tout début d'une nouvelle aventure et merci à tous ceux qui m'ont accompagnée sur ma route sinueuse et escarpée. Mes petits cailloux colorés qui m'ont montré le chemin pour ne pas que je m'égare…

Je suis
guérie ! C'est mon intime conviction. Peut-être que je rêve
ou encore que mon âme s'en est allée voir l'au-delà d'un peu plus
près...
C'est égal puisque je suis guérie. Mon corps est léger et
ne ressent plus aucune souffrance ni le poids des années. Je flotte
dans une lumière éclatante et j'allais dire transcendante. Je me
déplace lentement et gracieusement telle une feuille d'automne
soufflée amoureusement par le vent attendri. Je parle. Plutôt, je
me parle. Je pense. Ou plutôt je me pense, je recense, je pressens,
je ressens et je m'encense. Je me sens vivante comme jamais je ne
l'ai été auparavant. Je suis conscience. Tout est clair et limpide.
Je sais que ma quête est la vérité. J'entends les bruits d'une
forêt. Les images se bousculent dans ma tête apaisée. Je vois ma
forêt, à vrai dire, un grand parc urbain très arboré (oui, c'est
une ancienne forêt tout de même). Il y a Merlin, mon chêne de la
clairière où je viens si souvent me reposer. Il y aussi de grosses
pierres qui font une ronde mystérieuse. J'entends les oiseaux
s'enivrer de leurs chants, de feuilles en feuilles, sautiller et se
rapprocher. Je comprends bien vite que ce n'est pas ma présence qui
les intéresse. Je vois alors sans plisser les yeux, une fée comme
dans les livres pour enfants. C'est incroyable ! Ses yeux d'un
bleu transparent me sourient béatement et m'envoient des signaux
bienveillants. Je n'ai pas peur au contraire, je suis émerveillée.
Dans le creux de sa main délicate se trouvent trois graines. Oui,
trois parce que j'ai l’œil perçant désormais, moi myope depuis
l'adolescence. Trois oiseaux virevoltent au-dessus de sa chevelure
rousse attachée par du lierre. Ils dansent et se posent sagement
dans sa main. Un son très aigu sonne la fin de ce flash. Je connais
cette haute fréquence. J'ai pratiqué la sono thérapie. Un
diapason ? Un bol tibétain ? Une fraction de seconde, je
suis dans l'obscurité totale. Je m'entends supplier d'une voix
monocorde : « Rendez-moi la lumière ! » Et
Hop !
La belle
lumière est là. La fée est assise en tailleur sur la pierre près
de Merlin, mon arbre. Ses lèvres ne bougent pas et pourtant elle me
parle.
« N'aies
pas peur, nous sommes avec toi.
-Je suis
guérie, n'est-ce pas ?
-Oui, ne
parle pas. Regarde ! »
D'un
geste autoritaire, elle déplie un parchemin. Cette petite me plaît
bien. J'aime les personnes déterminées et qui vont droit au but
sans se perdre dans des explications, des leçons et tout le bla-bla.
En effet, cela serait très inutile parce que je vois et je comprends
tout à cet instant présent. Aurai-je pris de la drogue ? Non
et j'ai arrêté la morphine depuis un moment. En
tout cas, cette fée-là m'apparaît très pédagogue. Mes yeux
zooment en agrandissant le texte brandi par la fée. Je pense :
quel est ton nom ?
« Appelle-moi
La Fée et ça ira. Lis, maintenant. Quand tu te sens fatiguée, tu
hoches la tête de haut en bas et nous ferons une pause... »
Je m'
exécute prestement car La Fée malgré sa douceur intrinsèque n'est
pas le genre de personne que l'on peut se permettre de contrarier.
Même pour plaisanter. La Fée de ma clairière semble avoir un sacré
caractère !
« Comme
toi ! », me taquine-t-elle.
dimanche 20 mai 2018
Nettoyage de printemps...
Le printemps est bien là : il faut s'occuper de son intérieur. Se débarrasser de toutes ces poussières accumulées au gré des lustres, autant de scories qui nous empêchent de respirer dignement.
Depuis que je fais du Reiki, Chéri-Chéri passe de sales quart d'heure et moi aussi dans la foulée. Ca secoue sous les tapis. Le corps hurle : douleurs, quelques vomissements et légers malaises, l'esprit est chahuté par des neurones effervescents et l'âme perd sa boussole dans sa quête de la vérité.
La vérité, il s'agit bien de ça. L'arme fatale contre Chéri-Chéri le magouilleur… L'honnêteté en bandoulière, il faut se tendre le miroir et affronter sa vérité. Se regarder en face et accepter ce qui a été...
Là, tout devient plus évident. La clairvoyance est votre chemin. Là, soudain vous voyez tout comme dans un ruisseau épargné par la civilisation. Cette mise à nue est brutale mais salutaire. Tout s'éclaire d'un jour nouveau. Vous voyez vos faiblesses, bassesses et autres choses qui blessent votre ego, n'en vous déplaise, c'est pour votre bien. Vous voyez hélas dans le même élans, la vérité cachée de vos concitoyens du monde et de votre monde. Souvent, c'est très beau mais il arrive parfois que cela soit pas très jojo. Les voleurs d'énergie qui pratiquent la manipulation comme un art suprême. Vous les voyez, sans besoin de complément d'enquête, tirer leurs grosses ficelles et se repaître dans le mensonge pour échapper à leur vérité. Vous les trouvez alors grotesques et tristes à la fois sous leurs masques et leurs belles paroles éculées et vous passez votre chemin. Là, Chéri-Chéri perd à son grand désespoir quelques alliés de choix…
Le grand nettoyage accompli, c'est la joie et la gratitude qui accompagnent vos jours. Vous ne savez toujours pas où vous allez mais vous y allez plus joyeuse et paisible. Sans peur et sans reproche dans votre cœur enfin lessivé.
J'en suis là après avoir tout nettoyé, éreintée certes mais rudement soulagée du travail accompli.
J'ai pris ma plume pour m'ancrer et j'ai écrit un p'tit roman sur cette quête de la vérité. Ca s'appelle : "C'était mon cancer Chéri-Chéri" et très bientôt, fidèle lecteur, je te ferai lire le tout début, histoire de t'allécher … en toute honnêteté bien sûr !
Depuis que je fais du Reiki, Chéri-Chéri passe de sales quart d'heure et moi aussi dans la foulée. Ca secoue sous les tapis. Le corps hurle : douleurs, quelques vomissements et légers malaises, l'esprit est chahuté par des neurones effervescents et l'âme perd sa boussole dans sa quête de la vérité.
La vérité, il s'agit bien de ça. L'arme fatale contre Chéri-Chéri le magouilleur… L'honnêteté en bandoulière, il faut se tendre le miroir et affronter sa vérité. Se regarder en face et accepter ce qui a été...
Là, tout devient plus évident. La clairvoyance est votre chemin. Là, soudain vous voyez tout comme dans un ruisseau épargné par la civilisation. Cette mise à nue est brutale mais salutaire. Tout s'éclaire d'un jour nouveau. Vous voyez vos faiblesses, bassesses et autres choses qui blessent votre ego, n'en vous déplaise, c'est pour votre bien. Vous voyez hélas dans le même élans, la vérité cachée de vos concitoyens du monde et de votre monde. Souvent, c'est très beau mais il arrive parfois que cela soit pas très jojo. Les voleurs d'énergie qui pratiquent la manipulation comme un art suprême. Vous les voyez, sans besoin de complément d'enquête, tirer leurs grosses ficelles et se repaître dans le mensonge pour échapper à leur vérité. Vous les trouvez alors grotesques et tristes à la fois sous leurs masques et leurs belles paroles éculées et vous passez votre chemin. Là, Chéri-Chéri perd à son grand désespoir quelques alliés de choix…
Le grand nettoyage accompli, c'est la joie et la gratitude qui accompagnent vos jours. Vous ne savez toujours pas où vous allez mais vous y allez plus joyeuse et paisible. Sans peur et sans reproche dans votre cœur enfin lessivé.
J'en suis là après avoir tout nettoyé, éreintée certes mais rudement soulagée du travail accompli.
J'ai pris ma plume pour m'ancrer et j'ai écrit un p'tit roman sur cette quête de la vérité. Ca s'appelle : "C'était mon cancer Chéri-Chéri" et très bientôt, fidèle lecteur, je te ferai lire le tout début, histoire de t'allécher … en toute honnêteté bien sûr !
samedi 12 mai 2018
Ma boîte à lettres...
Lors de mes petites promenades, je repense à tous ces signes et ces messages qui m'ont été envoyés pour me guider et auxquels je n'ai pas prêté attention. Trop occupée à survivre dans une cadence infernale.
Depuis que Chéri-Chéri m'accompagne, je suis plus attentive et mes messagers me parlent. Ils emploient souvent les grands moyens avec moi.
Dans le parc, il y a une boîte à livres dans laquelle les gens déposent et retirent des bouquins. Je l'appelle ma boîte à lettres. Il y a toujours un bouquin pour moi, un bouquin qui fait sens pour moi. Un message. Dernièrement, j'ai reçu deux livres sur la maternité destinés à ma fille qui attend un bébé. Auparavant et pendant de longues semaines, j'ai reçu tout un tas d'ouvrages divers sur la spiritualité. J'en ai une pile impressionnante chez moi. J'ai reçu aussi un DVD "Les gens de Mogador" expédié par ma mère. Enfant, je regardais tard le soir, ce feuilleton à la TV avec elle. Et j'en passe... A tel point que lorsque je n'ai pas de courrier, je suis alors un peu dépitée...
Comme une enfant, je me précipite sur la boîte à livres, convaincue d'obtenir mon message et la plus part du temps, message il y a. C'est une féérie ! Une grande fête et un beau cadeau de recevoir un message de là-haut. Il faut s'ouvrir et juste attendre pour recevoir son présent... C'est magique !
Depuis que Chéri-Chéri m'accompagne, je suis plus attentive et mes messagers me parlent. Ils emploient souvent les grands moyens avec moi.
Dans le parc, il y a une boîte à livres dans laquelle les gens déposent et retirent des bouquins. Je l'appelle ma boîte à lettres. Il y a toujours un bouquin pour moi, un bouquin qui fait sens pour moi. Un message. Dernièrement, j'ai reçu deux livres sur la maternité destinés à ma fille qui attend un bébé. Auparavant et pendant de longues semaines, j'ai reçu tout un tas d'ouvrages divers sur la spiritualité. J'en ai une pile impressionnante chez moi. J'ai reçu aussi un DVD "Les gens de Mogador" expédié par ma mère. Enfant, je regardais tard le soir, ce feuilleton à la TV avec elle. Et j'en passe... A tel point que lorsque je n'ai pas de courrier, je suis alors un peu dépitée...
Comme une enfant, je me précipite sur la boîte à livres, convaincue d'obtenir mon message et la plus part du temps, message il y a. C'est une féérie ! Une grande fête et un beau cadeau de recevoir un message de là-haut. Il faut s'ouvrir et juste attendre pour recevoir son présent... C'est magique !
jeudi 12 avril 2018
l'hommage du coeur...
J'ai regardé quelques images de l'enterrement de Higelin. On était bien loin de l'hommage naphtaliné national. Sa dernière sortie sous les applaudissements à son image : joyeuse et facétieuse. Voilà à quoi devrait ressembler la mort...
Une belle danse malicieuse irradiant les cœurs chantant à tue-tête pour accompagner l'âme légère vers le doux mystère de l'au-delà. Pas d'Eglise pour le Jacquot mais la magie du Cirque d'Hiver. Hommage à la magie de la vie. Même mort, ce mec-là dégage la superpuissance du vivant, les vibrations des sons, les élans du cœur et les belles promesses d'une ère nouvelle...
Et surtout, comme une catharsis salutaire et universelle, c'est l'espoir qui grandit dans des ondes d'amour à tout jamais contagieuses de toutes ces connexions d'âmes. Voilà à quoi devrait ressembler la mort...
La gratitude d'avoir vécu, aimé, appris et grandi.. Adios et merci L'Higelin !
Une belle danse malicieuse irradiant les cœurs chantant à tue-tête pour accompagner l'âme légère vers le doux mystère de l'au-delà. Pas d'Eglise pour le Jacquot mais la magie du Cirque d'Hiver. Hommage à la magie de la vie. Même mort, ce mec-là dégage la superpuissance du vivant, les vibrations des sons, les élans du cœur et les belles promesses d'une ère nouvelle...
Et surtout, comme une catharsis salutaire et universelle, c'est l'espoir qui grandit dans des ondes d'amour à tout jamais contagieuses de toutes ces connexions d'âmes. Voilà à quoi devrait ressembler la mort...
La gratitude d'avoir vécu, aimé, appris et grandi.. Adios et merci L'Higelin !
lundi 2 avril 2018
Seul l'amour peut terrasser Chéri-Chéri...
On vante souvent la richesse de la langue française. S'il y a un domaine où elle apparaît d'une pauvreté incroyable, c'est bien l'amour. Les Anglais ont leur love/ like tandis que les Grecs anciens avaient à leur disposition quatre mots pour définir ce mystère.
Eros : le plaisir charnel, la relation amoureuse voire l'amour platonique. C'est l'amour le plus incertain car soumis à l'attachement, au mental, à l'égo et aux émotions. Bon, je dois bien avoué que ma dernière relation a été fracassée à l'usure par Chéri-Chéri à cause de forts torrents émotionnels. Minute papillon, je n'ai pas dis mon dernier mot et je compte bien connaître dans ma vie encore quelques émois ... d'avance merci !
Storgê : l'affection familiale. C'est amour filial avec ses liens si forts. Merci.
Phila : l'amitié et l'amour de ce qui nous entoure : l'art ou la nature par exemble. Cet amour bienveillant ô combien essentiel. Merci.
Et en enfin,
Agapé : l'amour inconditionnel et désintéressé, universel, uni vers l'univers, voire divin. C'est le seul qui ne connaisse pas les affres des émotions et des passions. C'est le plus puissant pour cette raison. Car ces affres-là, sont la nourriture la plus appréciée par Chéri-Chéri.
Evidemment, j'oubliai, c'est aussi l'amour de soi, condition première à sa réalisation. Triple merci.
Trois sur quatre, je me sens bénie. L'idéal, est bien sûr lorsque l' Agapé englobe les trois autres formes d'amour.
Mon âme est plus légère (21 gr, il paraît) et j'attends avec impatience et délectation la suite des évènements...
Je vous laisse sur une citation de Baudelaire à propos de l'Eros. A méditer : "Ce qu'il a d'ennuyeux dans l'amour, c'est que c'est un crime où on ne pas se passer d'un complice."
Eros : le plaisir charnel, la relation amoureuse voire l'amour platonique. C'est l'amour le plus incertain car soumis à l'attachement, au mental, à l'égo et aux émotions. Bon, je dois bien avoué que ma dernière relation a été fracassée à l'usure par Chéri-Chéri à cause de forts torrents émotionnels. Minute papillon, je n'ai pas dis mon dernier mot et je compte bien connaître dans ma vie encore quelques émois ... d'avance merci !
Storgê : l'affection familiale. C'est amour filial avec ses liens si forts. Merci.
Phila : l'amitié et l'amour de ce qui nous entoure : l'art ou la nature par exemble. Cet amour bienveillant ô combien essentiel. Merci.
Et en enfin,
Agapé : l'amour inconditionnel et désintéressé, universel, uni vers l'univers, voire divin. C'est le seul qui ne connaisse pas les affres des émotions et des passions. C'est le plus puissant pour cette raison. Car ces affres-là, sont la nourriture la plus appréciée par Chéri-Chéri.
Evidemment, j'oubliai, c'est aussi l'amour de soi, condition première à sa réalisation. Triple merci.
Trois sur quatre, je me sens bénie. L'idéal, est bien sûr lorsque l' Agapé englobe les trois autres formes d'amour.
Mon âme est plus légère (21 gr, il paraît) et j'attends avec impatience et délectation la suite des évènements...
Je vous laisse sur une citation de Baudelaire à propos de l'Eros. A méditer : "Ce qu'il a d'ennuyeux dans l'amour, c'est que c'est un crime où on ne pas se passer d'un complice."
samedi 31 mars 2018
Pépé et Johnny...
Ca y est : j'suis immuno-déprimée. Déprimée, ce seul mot rend hilare Chéri-Chéri.
J'arrive en salle d'injections pour la cure. Bernado est là avec son épouse bien sûr. Mon Bernado n'est pas au top. Il a en marre. Dans la semaine, il a passé une nuit d'enfer aux urgences à cause d'un rein capricieux.
On me prend les constantes qui sont si souvent variables... Bingo ! J'ai de la fièvre sans même m'en rendre compte !
Mon archange Gabriel, mon Interne est bien embêté. Sans compter qu'aujourd'hui il est tout seul a assurer le service. Cure ou pas ? Quels antibios dans le cas d'une dératée ? Il faut qu'il demande l'avis des spécialistes. J'attends de longues heures le verdict...
Heureusement, en face de moi, il y a Pépé perfusé pour deux heures. Pépé vient de fêter ses 80 ans. C'est un vrai parisien de toujours pourtant installé depuis longtemps en Gironde.
Et le miracle se produit. Il lève ses petits yeux sur moi et annonce :
"L'autre qui est mort, c'était un pote à moi !
- Qui ?
-Et bien Johnny Hallyday !"
Là, mon instinct curieux et de vieux réflexes d'intervieweuse refont surface. S'en suit un pur moment délirant, croustillant et prenant. C'est du lourd. J'annonce la couleur en riant :" Racontez-nous, je pourrais vendre cette entrevue comme disent les cousins, à Voici et compagnie ! " Toute la salle est suspendue aux lèvres de Pépé.
"On était de la bande de la Trinité à Paris. Il avait 15 ans. J'avais 20 ans. Il était beau mais très timide. Il attirait les filles pour nous...Y avait aussi E. Mitchell et Dutronc qui travaillaient dans des banques. Dutronc, c'était le plus beau avec ses beaux yeux...
Johnny lui, il était différent de nous. Il nous faisait honte quand il venait nous chercher au boulot dans ses habits de cow-boy à franges et sa guitare..."
Je n'ai pas besoin de relancer Pépé tant ses souvenirs défilent.
"Bon, Johnny, il a tout essayé. La drogue et les mayonnaises..."
Un peu gêné, Pépé nous fait comprendre à demi-mot qu'une mayonnaise est une partouze.
Sexe, drogue et rock'n'roll évidemment...
Je passe volontairement sur les détails les plus croustillants et diffamants car Pépé a la dent dure. Le privilège de l'âge sûrement.
Je relance.
"Et Sylvie Vartan ?
Bof, elle était amoureuse..."
Soudain ses yeux brillent : Le Golf Drouot vient de renaître. Ce bar que la bande fréquentait. C'était chaud et Johnny toujours le premier à casser des chaises.
"Vous avez connu Vince Taylor ?
- Oui, lui, il était bon ! Le meilleur que j'ai vu c'était Bill Halley !".
Je n'en crois pas mes oreilles. Un vieillard connaît Vince Taylor, le magnifique et me raconte en direct, la naissance du rock français ! Merci en triple exemplaire Pépé.
"Quand il a commencé à être célèbre, vous vous êtes revus ?
- Non, je ne l'aimais pas ! Moi, je me suis marié. Ma femme m'a toujours dit de le contacter. Mais non..."
Ma tête s'embrouille et me fatigue... la fièvre. Pépé lui aussi est fatigué mais il a l'air heureux de ce fabuleux bond en arrière.
Ma vie est passionnante jusqu' aux endroits les plus lugubres.
Bon, la prochaine fois, je prends des notes...
J'arrive en salle d'injections pour la cure. Bernado est là avec son épouse bien sûr. Mon Bernado n'est pas au top. Il a en marre. Dans la semaine, il a passé une nuit d'enfer aux urgences à cause d'un rein capricieux.
On me prend les constantes qui sont si souvent variables... Bingo ! J'ai de la fièvre sans même m'en rendre compte !
Mon archange Gabriel, mon Interne est bien embêté. Sans compter qu'aujourd'hui il est tout seul a assurer le service. Cure ou pas ? Quels antibios dans le cas d'une dératée ? Il faut qu'il demande l'avis des spécialistes. J'attends de longues heures le verdict...
Heureusement, en face de moi, il y a Pépé perfusé pour deux heures. Pépé vient de fêter ses 80 ans. C'est un vrai parisien de toujours pourtant installé depuis longtemps en Gironde.
Et le miracle se produit. Il lève ses petits yeux sur moi et annonce :
"L'autre qui est mort, c'était un pote à moi !
- Qui ?
-Et bien Johnny Hallyday !"
Là, mon instinct curieux et de vieux réflexes d'intervieweuse refont surface. S'en suit un pur moment délirant, croustillant et prenant. C'est du lourd. J'annonce la couleur en riant :" Racontez-nous, je pourrais vendre cette entrevue comme disent les cousins, à Voici et compagnie ! " Toute la salle est suspendue aux lèvres de Pépé.
"On était de la bande de la Trinité à Paris. Il avait 15 ans. J'avais 20 ans. Il était beau mais très timide. Il attirait les filles pour nous...Y avait aussi E. Mitchell et Dutronc qui travaillaient dans des banques. Dutronc, c'était le plus beau avec ses beaux yeux...
Johnny lui, il était différent de nous. Il nous faisait honte quand il venait nous chercher au boulot dans ses habits de cow-boy à franges et sa guitare..."
Je n'ai pas besoin de relancer Pépé tant ses souvenirs défilent.
"Bon, Johnny, il a tout essayé. La drogue et les mayonnaises..."
Un peu gêné, Pépé nous fait comprendre à demi-mot qu'une mayonnaise est une partouze.
Sexe, drogue et rock'n'roll évidemment...
Je passe volontairement sur les détails les plus croustillants et diffamants car Pépé a la dent dure. Le privilège de l'âge sûrement.
Je relance.
"Et Sylvie Vartan ?
Bof, elle était amoureuse..."
Soudain ses yeux brillent : Le Golf Drouot vient de renaître. Ce bar que la bande fréquentait. C'était chaud et Johnny toujours le premier à casser des chaises.
"Vous avez connu Vince Taylor ?
- Oui, lui, il était bon ! Le meilleur que j'ai vu c'était Bill Halley !".
Je n'en crois pas mes oreilles. Un vieillard connaît Vince Taylor, le magnifique et me raconte en direct, la naissance du rock français ! Merci en triple exemplaire Pépé.
"Quand il a commencé à être célèbre, vous vous êtes revus ?
- Non, je ne l'aimais pas ! Moi, je me suis marié. Ma femme m'a toujours dit de le contacter. Mais non..."
Ma tête s'embrouille et me fatigue... la fièvre. Pépé lui aussi est fatigué mais il a l'air heureux de ce fabuleux bond en arrière.
Ma vie est passionnante jusqu' aux endroits les plus lugubres.
Bon, la prochaine fois, je prends des notes...
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L'ultime combat...
Amis.es fidèles lecteurs.trices, ceci est mon dernier post de mon blog Chéri-Chéri. Oui, j'essaie l'écriture inclusive comme un défi...