Méthode Couet m'annoncent les septiques sûrs de leur fait. Je rétorque : Ce n'est pas mon mental qui parle mais mon cœur irrigué de confiance…
Peu importe demain. J'ai déjà gagné mon combat. Accepter et recevoir les merveilleuses leçons de la vie. Certes les leçons étaient douloureuses, difficiles à apprendre mais ô combien nécessaires...
"C'était mon Chéri-Chéri" est un récit, une fable, une mise à nu, une thérapie… peu importe désormais…
Voici le tout début d'une nouvelle aventure et merci à tous ceux qui m'ont accompagnée sur ma route sinueuse et escarpée. Mes petits cailloux colorés qui m'ont montré le chemin pour ne pas que je m'égare…

Je suis
guérie ! C'est mon intime conviction. Peut-être que je rêve
ou encore que mon âme s'en est allée voir l'au-delà d'un peu plus
près...
C'est égal puisque je suis guérie. Mon corps est léger et
ne ressent plus aucune souffrance ni le poids des années. Je flotte
dans une lumière éclatante et j'allais dire transcendante. Je me
déplace lentement et gracieusement telle une feuille d'automne
soufflée amoureusement par le vent attendri. Je parle. Plutôt, je
me parle. Je pense. Ou plutôt je me pense, je recense, je pressens,
je ressens et je m'encense. Je me sens vivante comme jamais je ne
l'ai été auparavant. Je suis conscience. Tout est clair et limpide.
Je sais que ma quête est la vérité. J'entends les bruits d'une
forêt. Les images se bousculent dans ma tête apaisée. Je vois ma
forêt, à vrai dire, un grand parc urbain très arboré (oui, c'est
une ancienne forêt tout de même). Il y a Merlin, mon chêne de la
clairière où je viens si souvent me reposer. Il y aussi de grosses
pierres qui font une ronde mystérieuse. J'entends les oiseaux
s'enivrer de leurs chants, de feuilles en feuilles, sautiller et se
rapprocher. Je comprends bien vite que ce n'est pas ma présence qui
les intéresse. Je vois alors sans plisser les yeux, une fée comme
dans les livres pour enfants. C'est incroyable ! Ses yeux d'un
bleu transparent me sourient béatement et m'envoient des signaux
bienveillants. Je n'ai pas peur au contraire, je suis émerveillée.
Dans le creux de sa main délicate se trouvent trois graines. Oui,
trois parce que j'ai l’œil perçant désormais, moi myope depuis
l'adolescence. Trois oiseaux virevoltent au-dessus de sa chevelure
rousse attachée par du lierre. Ils dansent et se posent sagement
dans sa main. Un son très aigu sonne la fin de ce flash. Je connais
cette haute fréquence. J'ai pratiqué la sono thérapie. Un
diapason ? Un bol tibétain ? Une fraction de seconde, je
suis dans l'obscurité totale. Je m'entends supplier d'une voix
monocorde : « Rendez-moi la lumière ! » Et
Hop !
La belle
lumière est là. La fée est assise en tailleur sur la pierre près
de Merlin, mon arbre. Ses lèvres ne bougent pas et pourtant elle me
parle.
« N'aies
pas peur, nous sommes avec toi.
-Je suis
guérie, n'est-ce pas ?
-Oui, ne
parle pas. Regarde ! »
D'un
geste autoritaire, elle déplie un parchemin. Cette petite me plaît
bien. J'aime les personnes déterminées et qui vont droit au but
sans se perdre dans des explications, des leçons et tout le bla-bla.
En effet, cela serait très inutile parce que je vois et je comprends
tout à cet instant présent. Aurai-je pris de la drogue ? Non
et j'ai arrêté la morphine depuis un moment. En
tout cas, cette fée-là m'apparaît très pédagogue. Mes yeux
zooment en agrandissant le texte brandi par la fée. Je pense :
quel est ton nom ?
« Appelle-moi
La Fée et ça ira. Lis, maintenant. Quand tu te sens fatiguée, tu
hoches la tête de haut en bas et nous ferons une pause... »
Je m'
exécute prestement car La Fée malgré sa douceur intrinsèque n'est
pas le genre de personne que l'on peut se permettre de contrarier.
Même pour plaisanter. La Fée de ma clairière semble avoir un sacré
caractère !
« Comme
toi ! », me taquine-t-elle.