On a beaucoup parlé ces derniers temps de la charge mentale au sein des couples. Que cela soit au sujet de la répartition des tâches ménagères mais aussi et surtout de l'organisation de la vie de famille. Penser à tout et tout le temps : c'est ça, la charge mentale. Alors, lorsque Chéri-Chéri débarque dans le quotidien d'un couple, l'un des deux acteurs va prendre en charge cette charge afin de soulager l'autre. Parfois, hélas dans l'oubli de soi-même et de ses besoins.
J'en vois le vendredi de ces épouses dévouées qui connaissent mieux le Chéri-Chéri que leur chéris eux-mêmes. Elles assument tout. Les rendez-vous, les examens, les effets secondaires, les démarches administratives (oui, il faut bien payer ses factures), le choix de l'alimentation et j'en passe... Les époux se laissent faire, il faut dire qu'ils sont habitués à se décharger...
J'ai fait ça moi-aussi. Par orgueil sûrement... Me croire assez forte pour supporter tout ça et avec aussi le désir d'épargner à l'autre des misères dont j'étais l'unique responsable...
Et puis, j'ai bien compris tout le stress que cela engendrait, les dégâts émotionnels que cela provoquait. J'ai ressenti là, la solitude immense de cette charge mentale.
C'était hier, lors un de ces marathons hospitaliers comme dit Annie, une amie qui s'y connaît...
J'avais peu dormi comme il m'arrive depuis que ma rate se dilate, j'étais dans le scanner. J' ai passé tant de scans que je ne pourrais les compter. Une routine... Et bien là, dans la machine, superwoman s'est mise à pleurer. Lasse de la charge mentale imposée par Chéri-Chéri. Un grand moment de solitude.
Et puis miracle il y a eu : un texto de ma frangine .Elle était là à l'accueil de la radio avec son beau sourire. Elle a vu l'oncologue avec moi et est restée un petit moment dans la salle d'injection à mes côtés. C'était la première fois que je n'étais pas seule à participer au marathon... Je l'ai présentée aux soignants et tous ont noté notre ressemblance. On a rigolé et j'ai dit fanfanronne: cela prouve que nous avons la même mère ! Là, nos rires complices ont fait trembler Chéri-Chéri. C était mon plus beau marathon hospitalier. Merci !
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