mercredi 31 janvier 2018

Tous comptes faits...

Je regarde l'actu et j'ai le Collomb irritable... Parfois, je suis pliée en deux de rire mais le plus souvent c'est une indignation de moins en moins sourde qui remue mes entrailles.
Avant, je travaillais en Gériatrie et l'actu des révoltés surtout révoltées au passage, des EHPAD, me rappelle de vieux souvenirs de cette maltraitance institutionnalisée. Tout a commencé sous Sarko avec la diabolique T2A (la tarification à l'acte) et de sa charmante loi Bachelot.
La Santé devenait, au nom des déjà fameux déficits de la sécu, une simple ligne comptable. Nous étions révoltés et marchions dans la rue sous des banderoles déjà. Et tout le monde s'en foutait. Cassandre, nous étions.La santé était un produit comme un autre. L'Hôpital Public endetté fut sommé de devenir une entreprise lambda et d'appliquer les techniques managériales dont la réduction de la masse salariale en tête de gondole. Les capitalistes n'ont aucune imagination. Pour réduire les coûts, on réduit le nombre de salariés. Et qu'importe les conséquences. La déshumanisation est là. Dans nos murs.
Et puis, j'ai eu une belle hallucination macronienne. La pensée complexe devint simplissime. Et si on supprimait les salariés, carrément. Le salariat coûte cher ou plutôt les droits des salariés inhérents chèrement acquis. Comme toujours, on a changé le vocabulaire. Les travailleurs ont disparu au profit des collaborateurs. Les ordonnances ordonnées sans discussion par le patronat ouvrent le bal. L'idéal macronien est un monde sans salariés mais avec une foule d auto-entrepreneurs pas chers et sans droits.
Sur Facebook, c'est dingue le nombre de gens qui ont pour métier "à mon compte". On ne sait de quoi mais cela sert aussi à cacher d'autres réalités moins valorisantes. Chômage, RSA, alloc handicapée...
Et puis, cela flatte l'égo d'être libre, indépendant et entreprenant même si cela ne rapporte que des cacahuètes...Et puis, le plus souvent, cela est imposé par les entreprises aux jeunes livreurs à vélo par exemple.
Voilà la solution Maîtresse Buzyn, embaucher du personnel "à monde compte" à l'hosto. Des médecins, des soignants, du personnel administratif et technique ! Pas de charges, plus de flexibilité et surtout pas de conflit car "à mon compte" est corvéable et révocable à merci. Pauvre jeunesse, horde d'esclaves à leurs comptes !
On en est là.  En pleine régression. Il y a sûrement d'autres alternatives, d'ailleurs il y en a toujours. Si notre cher Président pouvait sortir de son palais et écouter le monde dans lequel, les gens ont envie de vivre. Sortir des lignes comptables et aller voir les zadistes du monde entier qui osent, tentent des expériences...
Et Chéri-Chéri ? Ben, il se marre. La déshumanisation le fait grandir. Les esclaves sont des proies très faciles...

mardi 16 janvier 2018

Le doute

L'hiver est la saison de tous les doutes. Chéri-Chéri se marre. Le paysage est sombre, les nuages bas et la pluie menaçante. L'isolement est  là. Le doute s'immisce vicelard dans le ciboulot. Les douleurs réapparaissent sans avoir jamais réellement disparues, le corps implore le soleil et le cœur réclame tendresse et consolation. Dans cet espace-temps, où les secondes s'égrainent doucement, les questions fusent... On cherche le sens, on cherche à comprendre et on parfois on comprend...
Mon cerveau est dans ce brouillard, les médocs et la lassitude sûrement. Enfin quoi, ma vie sociale se résume à la routine hospitalière et  à mes compères du vendredi avec leur Chéri-Chéri qui fait peur...
Tu entres dans la salle d'injection et tu peux y respirer la peur à plein nez...Un concentré d'ondes négatives. Tu rentres chez toi en courant pour débriefer ta journée à ton chat. Il a toujours l'air joyeux à t'écouter. Car il t'écoute les yeux tous ronds d'attention...
Dans cet instant crucial où Chéri-Chéri s'apprête à te faire chuter, il se passe toujours un truc mystérieux et angélique. Un regard bienveillant, un sourire qui vient du cœur, des signes de douceur dans les cœurs dévastés. Deux heures de musiques dans ton MP3 féérique et un arbre qui te salue sur le chemin boueux... Des choses toutes simples à vrai dire. Là, dans l'obscurité, tu reviens à la beauté du monde. Tu lâches prise et tu acceptes ta destinée, fière et convaincue. Le doute a disparu. Tu chéris ta solitude et la liberté qu'elle te procure. Tu es libre de vivre et tes pouvoirs sont magiques. Tu relèves le menton, tu affrontes tes démons, tu te souris bêtement et là, tu te sens un être digne. Tu n'es plus cette cancéreuse si courageuse... Tu redeviens cet être libre qui accomplit sa destinée.

mardi 9 janvier 2018

Evidemment...

Le DC (comme on l'écrit à l'hosto) de France Gall m'a beaucoup plus touché que je ne l'aurais cru. C'est la destinée de cette belle âme qui m'a remuée ainsi que sa philosophie de la vie qu'elle a su trouver pour résister. Sa résilience à elle...Donner un sens même aux  choses les plus terribles voire incroyables... Et remercier la vie. Elle disait qu'elle avait eu beaucoup de chance d'avoir rencontrer Michel Berger et  d'avoir profiter de leur fille pendant ses dix-neuf années ici bas.
Et de suite m'est apparu leur merveilleux dernier album ensemble : "Double jeu" paru peu avant la mort de Berger. Evidemment... un album codé rempli d'amour. Je l'écoutais en boucle sur l'auto-radio à cassettes de ma tire. Une petite Lancia fanée et plus que rouillée mais avec un moteur surpuissant. Sportive quoi ! Là, dans ce parfum de liberté, je me sentais alors superficielle et légère. Ils étaient différents comme égarés sur cette terre et les mots de Berger demeurent aériens et prophétiques.
Laissez passer les rêves chantaient-ils. Merci à eux, êtres spirituels, d'avoir susurrer ses mots doux à nos oreilles.








L'ultime combat...

Amis.es fidèles lecteurs.trices, ceci est mon dernier post de mon blog Chéri-Chéri. Oui, j'essaie l'écriture inclusive comme un défi...