jeudi 9 novembre 2017

Les p'tits nouveaux...

Ma vie est passionnante car surprenante. Pour rien au monde, je ne l'échangerai...
L'imprévu un poil attendu est là.
Demain, c'est vendredi et c'est immuno. C'est bien, je vois que vous suivez. Nous sommes donc en novembre, ce mois si délicat à aborder... personne sur terre n 'aime ce mois-là, allez on sait pourquoi : les jours sont courts et pluvieux ou bien les jours sont courts et frileux...Moi pas. Demain, c'est un jour  béni car c'est l'anniversaire de ma grande fille et bientôt viendra celui de ma petite fille. Un condensé d'amour inconditionnel ces deux-là...
Bon, novembre c'est aussi le changement d'internes à l'hosto. Ils sont là pour six mois, c'est dire que j'en ai vu passer de ces oiseaux. A l'hosto, ce sont eux, les interlocuteurs privilégiés qui signent les ordonnances. Ce sont les petites mains de la médecine hospitalière. Les cadors, les chefs de service, te suivent de loin. Bon, c'est bien huilé leur histoire et cela fonctionne au gré des aléas. Demain, j'aurai donc deux nouveaux internes. Tiens, tout à coup, je pense à Lisa, une jeune femme formidable, qui s'est occupée de moi lorsque j'étais au creux de la vague. Attentive, humaine et compétente. Une perle de futur médecin. Bon, dans la foulée, ying et yang, je repense à Marjorie, hautaine, insensible et butée. Oui, comme une évidence, le métier de gérer Chéri-Chéri, n'est pas donné à tout le monde. Quelle révélation, c'est comme partout.
Ils sont jeunes et ils ont déjà beaucoup soufferts pour en arriver là. Leur travail et leurs responsabilités sont énormes et les pesanteurs de l'hosto inénarrables. Donc, tout comme les patients, ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont. Ce qu'ils sont.  Certains ont beaucoup et d'autres non. Dura lex, sed lex hospitalière.
Evidemment pour les patients, c'est un stress supplémentaire. Le temps que les petits nouveaux connaissent la routine, les couacs sont prévisibles. L'interview avec le p'tit nouveau ou nouvelle, va durer plus longtemps au risque prévisible de chambouler le timing de la cure. Il faudra prendre le temps de tout raconter, la genèse de Chéri-Chéri et même coacher le nouvel interne sur les us et coutumes du service et de la maladie. Un bon briefing s'impose. Bon, ça va, j'ai l'habitude et on pourrait dire même que je les aime bien mes petits internes. Des enfants doués et de bonne volonté confrontés à la vie et à la mort et vice et versa !

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Amis.es fidèles lecteurs.trices, ceci est mon dernier post de mon blog Chéri-Chéri. Oui, j'essaie l'écriture inclusive comme un défi...